La cigarette électronique est au moins 96% moins dangereuse que les cigarettes de tabac

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Dans une série d’articles publiés sur la revue scientifique Biomed Central, l’italien Riccardo Polosa vient ajouter son commentaire aux côtés de Jean-Français Etter ou Peter Hajek sur l’évaluation scientifique des risques et des bénéfices de l’e-cigarette. Le professeur de médecine analyse la bibliographie des nombreuses études publiées jusqu’à présent et tire ses propres conclusions.

Les cigarettes électroniques ont rapidement gagné des parts de marché aux cigarettes traditionnelles grâce à leur efficacité en matière de sevrage ou de réduction de la consommation de tabac, à leur prix compétitif et au sentiment qu’elles sont beaucoup moins nocives que les cigarettes classiques. La confirmation directe selon laquelle une utilisation à long terme de cigarettes électroniques permettrait une réduction des maladies liées au tabac n’est pas encore disponible et il faudra encore attendre quelques décennies avant que le potentiel des e-cigarettes en termes de réduction des risques ne soit solidement établi.

Quoi qu’il en soit, il est déjà possible de constater les premiers changements en termes de fonction et de symptômes respiratoires chez les fumeurs qui passent de la cigarette classique à la cigarette électronique. Des analyses approfondies ne semblent pas soutenir la thèse de conséquences négatives pour le système respiratoire des vapoteurs et les premiers résultats émanant d’études s’étalant sur une période prolongée soutiennent la thèse d’effets bénéfiques liés à une utilisation de la cigarette électronique.

Les preuves démontrant que les cigarettes électroniques peuvent inverser les effets négatifs provoqués par le tabac devraient être prises en considération par les autorités réglementaires qui cherchent à adopter des mesures proportionnelles pour les cigarettes électroniques.

L’étude sur l’e-cigarette est un torchon
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