La vape française se rebiffe

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Régulièrement attaquée sur le plan sanitaire ou sur la question des usages, bousculée économiquement par un marché qui arrive à maturité, la filière française de la cigarette électronique entend maîtriser au moins une partie de son destin. Dans deux jours, la présentation des premières normes volontaires Afnor par Bertrand Dautzenberg, professeur en pneumologie à l’Université Pierre-et-Marie-Curie pourrait bien permettre à la filière de reprendre la main dans un débat qui est loin d’être clos.

« La différence entre ceux et celles qui critiquent la cigarette électronique, et mettent en avant certaines études… et nous, c’est que nous maîtrisons le sujet ! »

« Nous », c’est la Fivape, la Fédération interprofessionnelle de la vape, organisation professionnelle engagée dans le développement de la filière française. Celui qui parle, Charly Pairaud, est son vice-président mais aussi le cofondateur d’une des plus dynamiques sociétés françaises du secteur, la girondine VDLV (Vincent dans les vapes), basée à Pessac.

« Parce que dès la création, chez VDLV, nous avons développé, ici à Bordeaux, un protocole de mesures des liquides et dernièrement des émissions des e-cigarettes, nous avons eu les arguments pour compléter les résultats du laboratoire national d’essais. »

Des normes Afnor dévoilées

Des arguments qui ont été capitaux au moment d’établir les critères de sécurité et de transparence qui ont servi à la mise au point des premières normes volontaires sur la cigarette électronique et les e-liquides sous l’égide de l’Afnor. Ces normes, elles, seront officiellement dévoilées jeudi 2 avril à Paris. Elles concerneront la sécurité des équipements, la sécurité des liquides, le contrôle et mesure des émissions (cette norme concerne donc les professionnels).

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